DATA: 29 janvier 2007
TITOLO: "Dernière journée de championnat"
FONTE: Agglo

Portrait d'un anti-héros, qui se révèle à nous "morceau" par "morceau", ainsi se nomment les chapitres du livre. Plongé malgré lui dans le monde du football alors que sa passion est dans les livres, il va tenter désespérément d'échapper à une carrière de champion, qui lui fait honte et horreur. Un roman poignant, qui est aussi l'occasion de nous présenter le monde du football comme métaphore d'une certaine société italienne.



DATA: 27 janvier 2007
TITOLO: "Mowie ou Francesco Abate?"
FONTE: Rock My Days

Une question de point de vue, idolâtrie ou détachement, passion dévorante ou abandon progressif du fanatisme, Mogwai ou Francesco Abate, illustres post-rockeurs écossais ou journaliste-écrivain italien ?
Les premiers illustrent, en enveloppement de sons d’électriques guitares, le film de Douglas Gordon et Philippe Parreno consacré à Zidane et s’y font humbles, en version calme et spectatrice, presque anesthésiés, conséquences d’un respect sincère (le Mogwai-type porte maillot de footballeur et fait enregistrer les matchs qui se jouent pendant ses concerts). Allégeance ainsi presque et retour à des structures plus simples, évidentes, dignes d’un ancien “Come On Die Young” aux vénéneuses lancinances (ici “Terrific Speech” ou “7:25“). Contemplation devant l’action (et demi-heure apocalyptique finale, on ne se refait pas), inclination.
Le second décrit l’hypocrisie d’un sport à la mégalomanie immense, l’opposition devenant incompatibilité entre prétentions intellectuelles d’un footballeur star malgré lui et son environnement. Cracher dans la soupe, certes, mais la soupe est déjà froide, anticipation des déboires du sport transalpin. Tout est foot dans l’ouvrage, des raisons de le pratiquer au dégoût d’en devenir otage. Le jeu s’y décrit de l’intérieur mais avec distance, les mots sont images au ralenti, abrutissement individuel et collectif, on ne saura ni où ni qui, mais le rejet est universel et l’écriture concise pour des sentiments plus qu’ambigus.
Au final, qu’importe le jugement, dévot ou sévère : le football en société du spectacle, devenu sujet d’artistes et objet d’art en somme. No goal…




DATA: 28 decembre 2007
TITOLO: "Dernière journée de championnat" de Bernard Morlino
FONTE: Actu Foot

Cette innovante maison d’éditions a l’art et la manière de découvrir des textes qui tranchent avec la production habituelle. Jadis méprisé par les écrivains, le football devient de plus en plus la toile de fond des romanciers. L’Italien Francesco Abate choisit une prose alerte avec effets de zapping pour mettre en scène un joueur qui a les yeux derrière la tête comme Michel Platini au temps de sa splendeur. L’écrivain surfe sur toute la mythologie du foot pour nous livrer sa vision du sport devenu l’attrait interplanétaire des foules qui ont besoin d’aduler des héros pour transcender leur quotidien. Pas toujours capable de faire partager sa passion, le narrateur a le mérite de garder son sillon iconoclaste dans ce livre laboratoire sans créatine.




DATA: 18 decembre 2006
TITOLO: "Dernière journée de championnat"
FONTE: Europe 1

"Dernière journée du championnat" à la Bienvenue au Club su Europe 1: www.europe1.fr


DATA: 03 novembre 2006
TITOLO: "Dernière journée de championnat"
FONTE: Poteaux-Carres.com

Parution en français sous le titre "Dernière journée du championnat", chez "La Fosse aux Ours", excellent éditeur lyonnais, passionné de rugby.
La reprise du championnat de foot italien sera pour Vanni Visco, le champion des champions, la dernière journée de sa carrière. Dans la solitude du vestiaire d'avant match, il voit sa vie partir en morceaux. L'auteur, Francesco Abate, nous restitue par une écriture incisive, drôle et dramatique, les morceaux de cette vie d'un champion malgré lui. Vanni, le sensible, le timide, l'amoureux des livres, l'enfant trop obéissant, doué de qualités exceptionnelles pour le football va se laisser guider et se soumettre à toutes les lois, celles de la famille, du sport, des médias, de l'argent. Devenir ce champion adulé a nécessité un long apprentissage, synonyme d'une perte progressive de liberté ; cette liberté qu'il envie à son frère Gigi, le rocker, le rebelle qui mourra d'overdose à Amsterdam, mort annonciatrice de la faillite familiale, mort de la mère, folie du père, autant de traumatismes qui alimenteront la révolte du champion. Cette force de refus par laquelle il reprendra pied dans la vraie vie, Vanni Visco l'a préservée en secret grâce à sa passion pour la littérature. Vanni n'a qu'un véritable ami et qu'un seul refuge, un libraire et sa librairie. Le monde du livre va mal, le libraire se suicide. Mais Vanni décide de ne plus subir la loi conjointe du malheur et du star-système ; après cette première journée de championnat, il se tirera une balle dans le pied lors d'une partie de chasse, inversant enfin le cours de sa vie, pour lui ce sera bien la dernière journée de championnat.




DATA: 27 octobre 2006
TITOLO: "Dernière journée de championnat"
FONTE: Points d'Actu

Les chapitres de ce roman s’intitulent Morceau 1, Morceau 2, Morceau 3... Ce sont des morceaux de lui-même qu’abandonne le narrateur au fil du récit de ses pertes.
Contraint par son entourage à devenir footballeur professionnel, il a renoncé au monde des livres. C’est le principal de ses renoncements. Mais le perdant, il a comme perdu son âme avant que ne lui échappent un ami libraire accablé par les dettes, un frère drogué jusqu’à en mourir, un père âgé qui confond ses deux fils, d’autres êtres chers encore, et, plus insidieusement, l’estime de lui-même. Il endosse un rôle, joue le jeu et les jeux, apprend à dessiner le V de la victoire avec ses bras, épouse les mœurs, les vices et les tics de ce milieu, mais au fond de lui-même, il n’y croit pas. Il ira jusqu’à se tirer une balle dans un pied pour en sortir.
Ce roman qui enchevêtre avec un scrupule talentueux tous les items intimes de son anti-héros se révèle être, mais discrètement, un portrait métaphorique d’une Italie rivée à ses téléviseurs où le débat public a les mêmes dimensions que celles d’une cage de buts.
Le texte français manque parfois de résolution (dans l’emploi de l’argot, de la langue des footballeurs et dans le recours à différents registres de langage), mais ce roman réussi incite à mémoriser définitivement le nom de Abate, journaliste né à Cagliari en 1964 dont cet Ultima di Campionato semble être le premier roman traduit en français.

vai alla rassegna stampa